Attaque du Hamas le 7 octobre 2023 @ EuroNews

Un rapport explosif d’Amnesty International accuse le Hamas de crimes de guerre et d’actes pouvant relever du génocide. Un texte qui fissure le récit d’un mouvement de “résistance” encore défendu par une partie de la gauche française.

Le rapport qui fait tomber les masques  

Amnesty International frappe fort. Dans son dernier rapport, l’ONG détaille les exactions commises par le Hamas depuis le 7 octobre 2023 : exécutions de civils, tortures, viols, enlèvements d’enfants. Un système, pas des dérapages.  

L’organisation évoque des faits susceptibles de constituer un génocide et démonte l’idée d’un Hamas assimilable à une simple “résistance armée”.  Pour Amnesty, la cause palestinienne ne saurait servir de paravent à un régime de terreur méthodique. Ligne rouge claire, sans faux‑semblants.

“Ce ne sont pas des bavures, mais un système pensé pour terroriser”,  souligne Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International. 

Membres du Hamas à Gaza @ BBC

Une gauche française dans l’embarras.

Le rapport ne reste pas coincé à Gaza : il rebondit directement dans le débat politique français.  

 “Le Hamas, c’est la résistance, que cela plaise ou non”, déclarait Jean‑Luc Mélenchon en 2023.

Deux ans plus tard, la phrase sonne comme un boomerang. “Nos électeurs défendent la Palestine, pas la barbarie”, reconnaît, dépité, un député insoumis.  

Au gouvernement, le ton est tout autre. Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, salue “le courage d’Amnesty, qui ose nommer les crimes”.  

L’historien Jean‑Pierre Filiu tranche :  

“Une partie de la gauche confond depuis trop longtemps lutte anticoloniale et fanatisme. Amnesty vient de trancher.”

Photos des otages du Hamas sur le fronton de l’hôtel de ville de Paris @ AFP

Le rapport agit comme un révélateur brutal. Décrit comme terroriste et potentiellement génocidaire, le Hamas perd l’image de “mouvement de résistance” qu’il tente d’entretenir — et que certains, en France, lui prêtent encore.  

Amnesty, elle, affiche une boussole constante : après avoir épinglé Israël en 2024 pour sa politique d’“apartheid”, l’ONG accable aujourd’hui le Hamas. Une même règle, pour tous : la défense des droits humains ne se plie ni aux drapeaux, ni aux causes sacrées. Critiquée par tous les camps, Amnesty rappelle qu’elle n’a qu’un seul mandat : documenter les crimes, d’où qu’ils viennent.

Jean-Claude Djian

La boussole d’Amnesty  

2022 – Rapport accusant Israël d’apartheid envers les Palestiniens.  

2024 – Texte dénonçant les bombardements massifs sur Gaza.  

2025 – Rapport accablant sur le Hamas (crimes de guerre, possible génocide).  

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